Joaquim Adão face aux tribunaux : l’ancien footballeur fribourgeois dans une bataille judiciaire contre son ex-femme Zoé Simonet.

Après 14 ans de vie commune, deux enfants, et une carrière professionnelle marquée par des blessures au genou, Joaquim Adão, ex-joueur du FC Sion et international Angolais, traverse aujourd’hui l’un des chapitres les plus éprouvants de sa vie. Loin des projecteurs, c’est désormais devant les tribunaux qu’il tente de faire entendre sa voix, au cœur d’une séparation devenue hautement conflictuelle aux allures de règlement de comptes.
 

Un joueur respecté rattrapé par le tumulte de la vie privée.

 
Réputé pour son engagement sur le terrain, son calme et son intégrité, Joaquim Adão a longtemps incarné une forme d’exemple pour la jeune génération du Schöenberg. Il s’est toujours distingué par sa discipline et son sens du collectif.
Aujourd’hui âgé de 32 ans, il se retrouve confronté à une situation délicate : défendre ses droits en tant que père et préserver sa dignité d’homme. L’ancien milieu de terrain portant le numéro 66 se retrouve désormais devant la justice vaudoise.
Joaquim Adão se bat pour des droits autrement plus fondamentaux que ceux acquis sur un terrain : ceux de voir ses enfants, de laver son honneur et de reprendre le contrôle d’une vie personnelle brutalement fracturée.
Depuis mai 2024, il est séparé de Zoé Simonet, son ex-compagne et mère de ses deux enfants. Une séparation qui aurait pu se dérouler dans la discrétion, mais qui s’est transformée en un imbroglio judiciaire d’une rare intensité.
Joaquim Adão et Zoé Simonet

Privé de ses enfants, limité à quelques heures par mois.

Dans le cadre de mesures protectrices de l’union conjugale, Joaquim Adão ne peut voir ses enfants que deux fois par mois, pour quelques heures, dans un cadre institutionnel supervisé par la Direction générale de l’enfance et de la jeunesse.

 

Une mesure extrême qui, selon ses proches, repose sur des accusations de violence conjugale qu’ils jugent abusives. Ces accusations, survenues après 14 années de vie commune et une fin de carrière anticipée et inévitable, laissent planer une ombre sur une relation autrefois solide.

 

« Je ne ferai aucun commentaire sur Zoé. Je suis profondément choqué. Cette femme me montre aujourd’hui un visage que je ne reconnais pas. Ce que je vis est une injustice qui dépasse l’entendement », confie-t-il avec émotion.

Une contre-attaque juridique déterminée.

Refusant de se laisser abattre, le “gamin du Schöenberg” a récemment déposé deux plaintes pénales contre son ex-femme et le nouveau conjoint de Zoé Simonet. La première pour diffamation, en réponse à plusieurs déclarations publiques qu’il juge mensongères et gravement nuisibles à sa réputation. La seconde pour vol, abus de confiance et détournement de fonds.

Parmi les biens en cause figurent notamment des objets de luxe extrêmement rares, ainsi que des montres de prestige issues des maisons horlogères Suisse comme Patek Philippe et Rolex, que Zoé Simonet aurait conservées illégalement après la séparation, en plus d’autres objets de valeur.

Une pression financière.

Comme si cela ne suffisait pas, Zoé Simonet, réclame une pension alimentaire mensuelle d’environ 7´000 .- CHF pour les deux enfants. Et ce, malgré l’existence d’un important patrimoine immobilier et mobilier acquis par Joaquim Adão au cours de sa carrière.

Elle a en outre obtenu la jouissance exclusive de la villa familiale, nichée dans les hauteurs du district Vaudois de la Rivière-Pays-d’Enhaut, estimée à près de 2 millions de CHF. Une décision qui plonge l’ancien footballeur, déjà affaibli psychologiquement par une dépression post-carrière, dans une situation émotionnelle inquiétante.

Une requête de divorce déposée en urgence.

Bien décidé à reprendre le contrôle de sa vie, Joaquim Adão a déposé une requête unilatérale de divorce auprès du Tribunal de l’arrondissement de l’Est Vaudois, en date du 26 juin 2025. Il espère ainsi mettre fin à ce calvaire psychologique et obtenir une séparation officielle dans les meilleurs délais.

« J’ai beaucoup perdu. Je refusais de rester dans une union vidée de sa confiance, minée par les trahisons. Aujourd’hui, je me bats pour mes enfants, pour qu’ils sachent un jour que leur père s’est tenu debout face à la tempête. »

Un parcours qui en dit long sur le destin de certains athlètes.

L’histoire de Joaquim Adão n’est, malheureusement, pas un cas isolé. Nombreux anciens sportifs, une fois sortis de la lumière, deviennent les cibles de procédures de séparation particulièrement conflictuelles. Entre accusations parfois infondées, pressions psychologiques et charges financières lourdes, ces hommes se retrouvent souvent démunis face à un système judiciaire familial perçu comme déséquilibré.

Mais si cette affaire émeut autant, c’est parce qu’elle donne un visage, un nom, une trajectoire à ce combat : celui de Joaquim Adão, père, homme, et survivant d’une bataille invisible.

En attendant les décisions de justice, Joaquim Adão garde la tête haute poursuit sa route avec dignité. Il espère avant tout retrouver la sérénité nécessaire pour se reconstruire en tant qu’homme et en tant que père.